A propos du CAC 40 (par Pilou)

Le Cac 40 évoque, pour tout le monde, la Bourse de Paris au même titre que le tout aussi fameux palais Brongniart. Cet indice des quarante plus grosses entreprises cotées à Paris a été lancé en juin 1988, quelques mois après le krach d'octobre 1987. Sa composition est passée en revue tous les trois mois par le Conseil scientifique des indices, composé de huit membres et d’un président.

Très discret sur ses réunions pour éviter toute manipulation de cours, il fait entrer et exclut des valeurs en fonction de leur liquidité, c'est-à-dire le nombre de titres achetés et vendus pour chaque valeur, et de poids boursier, mesuré à travers leur flottant, c'est-à-dire la part du capital qui n’est pas détenue par des actionnaires stables ou ayant plus de 5% du capital entre leurs mains.

Cette mesure n’a pas été introduite dès la naissance du CAC40, mais seulement depuis le 1er Décembre 2003, afin de donner une vision plus fidèle du marché, et de se rapprocher des autres indices internationaux, qui a l’exception de quelques-uns, comme le Dow Jones, fonctionnent sur le même modèle.

Pour les sociétés françaises cotées, tout changement dans la composition du CAC 40 peut avoir des conséquences très importantes. L’entreprise qui accède à cet indice, aussi connu des Français que des investisseurs internationaux, est assurée que son titre entrera dans tous les portefeuilles qui répliqueront l'indice vedette : elle sera plus visible, mais son titre deviendra aussi plus sensible au « newsflow », c'est-à-dire à la succession de nouvelles qui ponctuent son activité.

Une composition très « politique »

L’entrée et la sortie d’une valeur ne tiennent pas qu’à des considération technique. Il y a aussi une dimension politique : car le conseil scientifique se trouve parfois confronté à des choix cornéliens entre deux sociétés pouvant prétendre à une entrée dans le « Saint des saints » boursier, ou à des redressements, pour tenir compte du poids trop important qu’a pris tel ou tel secteur.

La plupart du temps, il choisit de... ne rien faire. Cela explique pourquoi près d’un tiers des valeurs actuellement présentes dans la composition du CAC40 étaient déjà là au moment de son lancement !

Mais cela crée d’autres problèmes. Et notamment des déséquilibres de représentation. Le secteur énergétique pèse, à lui seul, près d’un quart du poids de l’indice (dont une bonne part pour le titre Total).

La finance y pèse aussi beaucoup plus lourd que son poids réel dans l’économie. Cela peut jouer des tours : entre 2009 et 2011, les pertes subies par le secteur financier ont amplifié la chute du CAC par rapport à celle d’autres indices internationaux, qui reflétaient mieux la place de chaque secteurs dans leur économie.

"La vieille Europe est perceptible à la lecture du CAC 40 avec ses valeurs plusieurs fois centenaires", juge Arnaud de Champvallier, associé de la société de gestion Turgot Asset management. Le secteur des technologies et des télécoms, par exemple, pèse moins de 10% de l’indice.

Par Pilou : source internet

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